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LETTRE POUR LES JEUNESSES ARABES A PARAITRE (16 MAI 2018)

LETTRE POUR LES JEUNESSES ARABES

 

CONCEVOIR UN AVENIR SOLIDAIRE

 

Paris, Bruxelles, Londres, Berlin, Stockholm, Nice, Barcelone, Manchester, Marseille, Trèbes… Le point commun de tous ces attentats, qui ont bouleversé le monde reste qu’ils ont tous été commis sur le sol européen par de jeunes Arabo-musulmans du pourtour méditerranéen, enfants d’immigrés maghrébins nés en Europe ou ressortissants d’Algérie, Maroc ou Tunisie.

Ce terrorisme d’une forme nouvelle résulte de l’enfermement de ses auteurs dans un triple échec face au coeur de la société de consommation occidentale: échec d’une identité arabe positive depuis des siècles, déceptions à l’égard des promesses républicaines d’égalité et enfin échec de la démocratisation des sociétés arabes depuis la fin des colonisations.

Seule la restauration d’une identité méditerranéenne pour tous, et de ses valeurs démocratiques, – liberté, solidarité et fraternité –, permettra de sortir de la spirale de la violence. Seule cette restauration faite de ses différences permettra de refonder une harmonie dans la région du nord et du sud de la Méditerranée.

Les deux auteurs esquissent un projet d’espérance pour des millions de jeunes du nord et du sud, à la culture et l’héritage communs.

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Azouz Begag a la double nationalité française et algérienne. Docteur en Économie, chargé de recherche au CNRS, il est également romancier et a été ministre de la Promotion de l’Égalité des chances de 2005 à 2007.

Docteur en Sciences politiques, chercheur Moyen-Orient relations euro-arabes/terrorisme et radicalisation.

Sébastien Boussois est enseignant en relations internationales et collaborateur scientifique du CECID (Université Libre de Bruxelles) et de l’OMAN (UQAM Montréal).

 

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Format 145X190

144 pages

10€

EAN 9782367601328

sortie nationale le 16 mai 2018

« Le naufrage de la Méditerranée »

LE NAUFRAGE DE LA MÉDITERRANÉE

 

Mer fermée mais mer d’ouverture, la Méditerranée se replie malheureusement jour après jour sur elle-même depuis des années pour devenir une frontière infranchissable entre ses rives nord et sud. Berceau de l’humanité, elle semble devenir aujourd’hui un cimetière marin mais également la nécropole des relations avec l’Europe.

 

Le contexte géopolitique fracassant dans lequel est plongée la Méditerranée depuis quatre ans renvoie dos à dos Union européenne et monde arabe sur la véritable dynamique de dialogue et de coopération à adopter pour pacifier et réhumaniser cet espace unique au monde. L’image du petit Aylan Kurdi, 3 ans, mort sur les côtes turques, a fait le tour du monde et est devenu le symbole de ces millions de réfugiés qui ont fui les guerres en Syrie en Irak, mais aussi de ces milliers de Subsahariens qui tentent chaque année l’Eldorado depuis le Maghreb vers Gibraltar ou Lampedusa. L’Europe a peur et se replie. Ce livre est le récit politique de ce naufrage des relations humaines.

 

Pourtant, il faut bien comprendre que ces vagues d’immigration, qui ont aussi fait et refait l’Europe plusieurs fois dans son histoire, ne sont que le début d’un long voyage pour des millions d’individus qui fuiront non seulement les guerres engendrées par l’homme, mais également, et surtout, les changements climatiques causés par l’homme. C’est alors que les êtres humains n’auront plus d’autre choix que de redevenir solidaires s’ils veulent survivre.

 

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Sébastien Boussois est docteur en Sciences politiques, ancien conseiller scientifique de l’Institut MEDEA (Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-arabe à Bruxelles), chercheur associé au Centre Jacques Berque (Rabat/ Maroc), au REPI (Recherche et Enseignement en Politique Internationale, Université Libre de Bruxelles), à l’UQAM (OMAN- Université de Montréal), enseignant en relations internationales, conférencier et consultant en stratégie politique et communication notamment sur le Moyen-Orient et questions euro-méditerranéennes.

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Format 145X190

216 pages

EAN 9782367601144

20€

sortie nationale le 18 janvier 2018

https://www.erickbonnier-editions.com/essais/le-naufrage-de-la-m%C3%A9diterran%C3%A9e/

 

 

LE NAUFRAGE DE LA MEDITERRANEE, réédition revue et actualisée 2018

Mer fermée mais mer d’ouverture, la Méditerranée se replie malheureusement jour après jour sur elle-même depuis des années pour devenir une frontière infranchissable entre ses rives nord et sud. Berceau de l’humanité, elle semble devenir aujourd’hui un cimetière marin mais également la nécropole des relations avec l’Europe.

 

Le contexte géopolitique fracassant dans lequel est plongée la Méditerranée depuis quatre ans renvoie dos à dos Union européenne et monde arabe sur la véritable dynamique de dialogue et de coopération à adopter pour pacifier et réhumaniser cet espace unique au monde. L’image du petit Aylan Kurdi, 3 ans, mort sur les côtes turques, a fait le tour du monde et est devenu le symbole de ces millions de réfugiés qui ont fui les guerres en Syrie en Irak, mais aussi de ces milliers de Subsahariens qui tentent chaque année l’Eldorado depuis le Maghreb vers Gibraltar ou Lampedusa. L’Europe a peur et se replie. Ce livre est le récit politique de ce naufrage des relations humaines.

 

Pourtant, il faut bien comprendre que ces vagues d’immigration, qui ont aussi fait et refait l’Europe plusieurs fois dans son histoire, ne sont que le début d’un long voyage pour des millions d’individus qui fuiront non seulement les guerres engendrées par l’homme, mais également, et surtout, les changements climatiques causés par l’homme. C’est alors que les êtres humains n’auront plus d’autre choix que de redevenir solidaires s’ils veulent survivre.

 

 

Format 145X190

192 pages

EAN 9782367601144

18€

Sortie de « France Belgique la diagonale terroriste » avec Asif Arif, préfacé par Marc Trévidic

Ce n’est pas le scénario d’un film. Même si cela y ressemble.
Ce livre est la révélation d’une tragédie : celle des attentats de Paris et Bruxelles. Voici l’histoire secrète des liens sulfureux entre la France, la Belgique et le terrorisme.
Ou comment comprendre les évènements d’aujourd’hui à la lueur de l’immigration, du communautarisme, de la paupérisation, de la radicalisation, de l’islam et de l’islamisation.
« France Belgique, la diagonale terroriste », c’est l’histoire inédite d’un processus occulté et jamais géré, depuis l’immigration des années 1960, jusqu’à la situation des banlieues, de l’islam, de la politique menée depuis vingt ans, du contexte international effrayant, des relations indélébiles qu’entretiennent Europe et monde arabo-musulman depuis deux siècles, de la radicalisation des jeunes et des processus de déradicalisation.

plus 5 euros de frais d’envoi

Prix Nobel de la Paix en Tunisie, une victoire pour l’ensemble des Tunisiens (avec Meriem Ben Lamine

En mars 2012, l’Institut Medea, avec le soutien engagé de deux députés européens, Malika Benarab Attou et Vicent Garcès, de l’Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée, et du Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient, organisait le premier grand colloque international consacré à la Tunisie post-révolutionnaire, au sein même du Parlement européen à Bruxelles.

Avec Meriem Ben Lamine, nous pensions que c’était l’occasion idéale pour montrer aux Européens de quoi était capable la Tunisie. Les intervenants pressentis nous confirmèrent immédiatement leur désir de parler depuis Bruxelles, capitale de l’Union européenne et parfois de la désunion.

Une journée complète de débats avec des invités prestigieux et près de 150 personnes toute la journée nous rassura et sur la détermination des politiques, et sur celle de la société civile, à faire de cette « révolution » un laboratoire de la transition démocratique dans tout le monde arabe.

Parmi eux figuraient: Ridha Farhat, ambassadeur de Tunisie à l’UE, Kamel Jendoubi, aujourd’hui Ministre délégué chargé des relations avec la société civile, Bernardino Leon, à l’époque représentant de l’UE auprès des pays de la rive sud de la Méditerranée et actuel émissaire spécial des Nations unies pour la Libye, Karima Souid, députée Ettakathol, Mabrouka M’barek, députée du CPR, Zied Ladhari, député Ennhada puis porte-parole d’Ennhada et devenu Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle en 2014, Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres de l’université de la Manouba, Vincent Geisser, chercheur à l’IFPO et à l’IREMAM, Hamrouni Nejiba, présidente du syndicat des journalistes, Helé Beji, écrivaine et président du collège international de Tunis, et Raouda Laabidi, présidente du syndicat des magistrats.

C’était une période charnière que l’Europe essayait de comprendre en dehors de toute grille d’analyse passée. Les « Tunisiens » que nous avions invités étaient venus parler aux « Européens », alors que le pays était en plein anniversaire des 56 ans de son indépendance, et que les commissions de l’Assemblée Nationale Constituante ont commencé leurs travaux de rédaction de la Constitution.

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En janvier 2014, une Constitution avec ses avancées et ses lacunes a été votée et a donné naissance à la deuxième république tunisienne. Désormais, la Tunisie n’est plus dans le transitoire. Cette nouvelle phase a donné lieu à des élections présidentielles et législatives en 2014 et l’Assemblée Nationale Constituante est remplacée par l’Assemblée des Représentants du Peuple.

Aujourd’hui, malgré les difficultés économiques graves persistantes, malgré les assassinats politiques, malgré les attentats violents du Bardo et de Sousse, en 2015, la Tunisie reste debout et enterre seule les « Printemps arabes », qui semble ne lui avoir réussi qu’à elle-seule. Certes, il y avait un contexte favorable mais rien n’est jamais acquis: priorité à l’éducation depuis Bourguiba, fort dynamisme de la société civile, dont le quartet qui tout fait pour éviter la rupture de dialogue entre les partis politiques et que les fruits de la révolution deviennent amers et tournent à la guerre civile comme en Libye.

L’annonce du Prix Nobel au Quartet du Dialogue National tunisien est un encouragement de toute la communauté internationale pour le seul pays du monde arabe qui tient le coup. Alors, il est des prix Nobel comme des concours: le choix du vainqueur est toujours critiqué et suscite toujours pour d’autres des jalousies. C’est un fait: un prix n’est jamais parfait, pas plus qu’une démocratie, tunisienne ou pas, française ou pas, américaine ou pas. Mais ce Prix ne pourrait être remis en cause comme il l’avait été pour Barack Obama (2009) ou encore l’Union européenne (2012), qui enterrait les Grecs.

Le Comité norvégien du Nobel a donc salué la société civile, patronat, syndicat UGTT (Union Générale des travailleurs tunisiens), Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme et Ordre National des avocats tunisien qui ont lancé le Dialogue national en 2013 alors que les troubles sociaux et les attentats politiques se multipliaient dans tout le pays. Ce quartet a réussi où d’autres ont échoué, il a pu mettre autour de la même table vingt et un parti politique sur vingt-quatre et avoir leur adhésion sur une feuille de route consensuelle.

L’Union européenne s’empressa de saluer les « lauréats qui montrent la voix », bien qu’elle soit toute concentrée sur la situation en Libye et la tentative de formation du gouvernement d’unité nationale. Le Président François Hollande déclara lui suite à l’annonce que ce Prix Nobel est « un encouragement pour encore soutenir la Tunisie dans les épreuves qu’elle traverse ». Les mêmes félicitations arrivent de différents pays arabes.

Le quartet doit poursuivre son rôle avant gardiste et prouver que ce Prix est bien mérité en responsabilisant l’Etat et les politiques à retrouver les assassins de deux figures politiques majeures: Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, à rétablir les négociations entre le secteur privé et public, et enfin à trouver une issue au conflit né à la suite de la proposition du Président de la République d’un projet de loi sur la réconciliation économique et financière nationale qui divise les Tunisiens de nouveau.

« PALESTINISRAËL, VOYAGE EN PAYS INCONNU »

25 EUROS+10 EUROS DE FRAIS D’ENVOI

Sur la terre du Dieu unique, Israéliens et Palestiniens sont avant tout des hommes. Bien souvent, on ne parle d’eux qu’à travers le prisme du conflit qui les fait se déchirer depuis soixante ans. Ils vivent. Ils souffrent. Ils ont une culture. Des traditions. Et un quotidien comme chacun…

À travers ces clichés photographiques pris au détour de la vie, et une série de chroniques écrites sur l’instant, l’auteur invite sous un jour nouveau à une redécouverte des habitants de la « Terre Sainte ». D’une situation cocasse à une situation dramatique, voici près d’une centaine de photos qui témoignent malgré tout que ce pays est un et indivisible et que tous ces gens sont condamnés à vivre ensemble. Le taayush, comme l’on dit là bas, nuance les choses ; c’est le vouloir vivre ensemble. Ce qui est encore un autre défi comme celui de faire d’Israël d’un côté et de la Palestine de l’autre, un ensemble humain et homogène : un nouveau pays que l’on pourrait appeler « Palestinisraël » en quelque sorte.

Les photos du livre grand format 40×50 sont en vente en ligne sur:

https://boussois.olympe.in/

S5002074 (3)

 

« ISRAËL ENTRE QUATRE MURS, LA POLITIQUE SECURITAIRE DANS L’IMPASSE »

13.90 EUROS PLUS 5 EUROS DE FRAIS D’ENVOI

«L’armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays», s’inquiète Gideon Levy, journaliste du Haaretz. Pour l’État d’Israël, la question du «vivre en sécurité» tourne, en effet, à l’obsession. Telle une «villa dans la jungle» ─ expression d’Ehoud Barak ─, il a développé une vraie culture de la forteresse assiégée. Pour se protéger, Israël se replie, s’enferme, mise sur sa force militaire, se lance dans des guerres préventives au nom de la «légitime défense», colonise les terres «incertaines» à ses frontières… À Jérusalem-Est, «judaïser» des quartiers devient ainsi synonyme de sécurisation. Mais cette politique pose question puisqu’elle s’avère incompatible avec l’existence et les droits des Palestiniens…
On ne peut comprendre ce complexe sécuritaire sans se replonger dans l’Histoire de cette «nation» atypique. Le syndrome d’Amalek, ─ référence à une attaque contre le peuple juif à l’époque de Moïse ─, est souvent avancé comme le mythe fondateur du «bellicisme» israélien. Après un détour par l’époque biblique, l’auteur revisite surtout des pages d’Histoire récentes: la profonde blessure laissée par la guerre du Kippour (1973), le traumatisme des premiers attentats-suicide dans les années 1990, les échecs des interventions au Liban (2006) et dans la bande de Gaza (comme à l’été 2014), les cyber-attaques contre l’Iran, l’incidence des Printemps arabes… Ce tableau ne saurait toutefois être complet sans une analyse de la situation sociale interne ─ incontestable bombe à retardement ─ et de la radicalisation de l’opinion publique israélienne. Autant d’éclairages essentiels qui permettent de mieux appréhender la politique complexe de ce pays, tiraillé de toutes parts.

Conférences & évènements:

– Une conférence de présentation du livre a été organisée le 10 octobre 2014 au siège du WBI à Bruxelles.  Plus d’informations sur cette conférence ici.

Les médias en parlent:

Radio et télévision

– Maryam Benayad a réalisé, le 15 octobre 2014, une interview de Sébastien Boussois pour la radio Arabel. Vous pouvez écouter son intervention ici.

– Interview de Sébastien Boussois par Thomas Ghysselinckx de Radio Campus, avec présentation très complète du livre, lundi 8 décembre à 18h15.

Presse écrite et en ligne

– Magazine Moyen-Orient de juillet 2015. Chronique du livre à lire ci-dessous.

Le Vif/L’Express du 29 décembre 2014. Lire l’article « Israël ne gagne plus une guerre ». Interview de Gérald Papy ici.

L’Humanité.fr du 30 octobre 2014. Lire l’article « Le dangereux enfermement d’Israël » ici.

– Affaires-stratégiques.info du 13 octobre 2014. Gaza : symbole de l’impasse de la politique sécuritaire israélienne ? A la suite des tragiques évènements de cet été, la question des Territoires palestiniens, et plus particulièrement de Gaza, s’est une nouvelle fois imposée sur le devant de la scène internationale. Lieu d’implémentation historique de l’humanité, Gaza a connu bien des rebondissements dans son histoire et a été le siège de bon nombre de décisions politiques «historiques». Sébastien Boussois […] répond à nos questions à l’occasion de la parution de ses ouvrages : Israël entre quatre murs : la politique sécuritaire dans l’impasse (GRIP) et Gaza. L’impasse historique (éd. du Cygne). Lire l’article ici

« GAZA, L’IMPASSE HISTORIQUE »

10 EUROS PLUS 5 EUROS DE FRAIS D’ENVOI

Gaza a toujours été dans l’histoire régionale un carrefour stratégique et géopolitique majeur pour les grandes puissances locales. Sa population de pêcheurs, est l’héritière d’une longue tradition pluriculturelle, et le fruit des conquêtes des Égyptiens, en passant par les Philistins, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Byzantins, et les Arabes. Napoléon Bonaparte est aussi passé par Gaza luttant contre les Mamelouks, après l’Égypte. Sa culture vivante, ses sites archéologiques et son artisanat comme sa capacité de résistance à l’envahisseur à travers les âges sont aujourd’hui le témoin majeur de l’importance de la bande de Gaza. Ses habitants, malgré les épreuves et le drame qu’ils vivent aujourd’hui, résistent encore.
Les événements de décembre 2012 à ceux tragiques de juillet 2014, dans cette minuscule bande de terre surpeuplée coincée entre Israël et l’Égypte, doivent donc être réinscrits dans l’histoire ancienne et récente. Depuis 2007, on assiste à la lente asphyxie d’un territoire qui est devenu depuis l’accession du Hamas encore plus explosif qu’auparavant. Deux millions de Gazaouis vivent sous un blocus infernal imposé par Israël et l’Égypte et symbolisent la caisse de résonnance du conflit.

« SAUVER LA MER MORTE, UN ENJEU POUR LA PAIX AU PROCHE-ORIENT »

 

9782200280468-X

20 EUROS PLUS 5 EUROS DE FRAIS D’ENVOI

Préface d’Henry Laurens, professeur au collège de France

Sous l’effet de l’explosion démographique et du réchauffement climatique, l’eau est devenue l’objet de toutes les convoitises. Dans l’aride Proche-Orient, les rapports entre les pays qui possèdent les sources d’eau, ceux qui en prennent le contrôle et ceux qui subissent sont complexes et tendus.

Autour de cette nouvelle perception des enjeux hydrauliques et politiques, le sauvetage de la mer Morte, le plus grand lac salé du monde, se révèle un cas pratique original. Carrefour des représentations historiques, mythologiques, religieuses, et géopolitiques, l’environnement de la mer Morte est désormais en grand danger : le détournement du Jourdain, l’industrie à outrance, et l’inadaptation des cultures au milieu désertique ont profondément fragilisé cet écosystème unique. Un projet pharaonique est présenté comme la solution à cette désintégration prévisible mais aussi à la raréfaction de l’eau dans la région : le canal mer Rouge mer Morte, porté par Israël, la Jordanie et, en partie, les Territoires palestiniens.

Fondé sur un important travail de terrain, cet ouvrage offre une toute nouvelle lecture des relations israélo-jordaniennes et israélo-palestiniennes. Et si le sauvetage de la mer Morte se révélait être, au nom d’un intérêt supérieur, un premier pas vers la résolution du conflit israélo-arabe ?